Minwashin

Porté par l’organisme culturel Minwashin, la croisée des chemins est un projet de médiation artistique qui met en lumière la présence millénaire des Anicinabek sur leur territoire ancestral. Six œuvres d’art permanentes, inspirées des récits des aînés et des archives de la Nation, prennent place aux quatre coins de l’Abitibi-Témiscamingue. Ensemble, elles forment une constellation vivante invitant à découvrir le territoire autrement et à tisser des liens entre les peuples. La croisée des chemins est un circuit d’œuvres d’art extérieures qui évoque ce lieu symbolique où se rencontrent l’histoire, le territoire, l’art et les peuples. Réflecteur est heureux d’avoir accompagné Minwashin et les artistes dans la conception, la fabrication et l’installation de ces œuvres d’art publiques.

_DSF8676-Panorama

Carole Bérubé-Therrien // La croisée des chemins

Cœur du bouleau, signée par l’artiste innue Carole Bérubé-Therrien, célèbre le territoire anicinabe et la mémoire collective. L’œuvre évoque une écorce qui se déploie, révélant une identité façonnée par le temps, les racines et les récits transmis de génération en génération.

Réalisée en aluminium courbé, la sculpture prend la forme d’une spirale qui invite à la circulation autour d’elle. À l’intérieur, une frise gravée et peinte couleur cuivre illustre le cycle de la vie, de la naissance à la vieillesse, s’inspirant de photographies et d’archives autochtones.

L’extérieur de la spirale est percé de motifs représentant la flore et la faune. Les ajours laissent entrevoir la teinte cuivrée et créent un jeu de superposition et de contraste. Le public est invité à s’approcher, à observer les détails et à se laisser immerger dans le symbolisme de l’œuvre.

Réflecteur a accompagné l’artiste à chaque étape, de la conception à l’installation, pour donner vie à une pièce immersive et marquante, qui relie passé, présent et avenir dans un même mouvement.

Fabienne Théoret-Jerome // Je vois

Réflecteur a assuré la fabrication et l’installation de l’œuvre d’art intérieure Je vois, réalisée par l’artiste Fabienne Théoret-Jerome, et intégrée au mur de la bibliothèque d’un cégep. Pensée pour dialoguer avec un lieu de savoir et de réflexion, l’œuvre s’inscrit naturellement dans l’expérience quotidienne des usagers.

Composée d’une toile imprimée et laminée, l’installation se déploie sur toute la surface du mur grâce à un système de moulures d’aluminium peintes en noir, permettant de tendre les toiles avec précision et d’assurer une continuité visuelle forte. L’ensemble crée une présence enveloppante, à la fois rythmée et immersive.

À travers une série de regards dessinés, l’artiste évoque la perception du monde qui évolue avec le temps. Les yeux observent la vie, de l’enfance à la maturité, tandis que le temps s’écoule et que les étoiles filent. L’œuvre invite à ralentir, à observer et à réfléchir à notre propre manière de voir, de grandir et d’exister.

Réflecteur est fier d’avoir contribué à la mise en espace de cette œuvre sensible, en respectant l’intention artistique et l’architecture du lieu.

Nika Paul // Le Territoire se souvient

Réflecteur a collaboré à la réalisation et à l’installation de quatre œuvres extérieures présentées à Obadjiwan–Fort-Témiscamingue, un lieu chargé d’histoire et de mémoire pour les Anishinaabeg.

Les visuels ont été imprimés sur pellicule autocollante, puis appliqués sur des panneaux d’aluminium conçus pour résister aux conditions extérieures. Les œuvres ont ensuite été installées directement sur les arbres à l’aide de billes de bois et de sangles en acier inoxydable, avec des protecteurs de caoutchouc assurant la préservation de l’écorce et le respect du milieu naturel. Chaque détail technique a été pensé pour allier durabilité, stabilité et protection de l’environnement.

Ancrées dans un lieu souvent associé au commerce et au développement économique du Témiscamingue, ces œuvres rappellent surtout l’importance millénaire du territoire pour les Anishinaabek. Espace de rassemblement, d’échanges, de transmission et de cérémonies, ce site demeure vivant et porteur d’identité.

Par son accompagnement technique, Réflecteur est fier d’avoir contribué à mettre en lumière une présence autochtone actuelle, forte et enracinée dans le territoire

Summer Twenish // Nous Prenons Soin du Territoire Ensemble

Réflecteur a assuré la fabrication de deux œuvres imprimées sur pellicule autocollante, appliquées sur des panneaux d’aluminium circulaire, conçues pour s’intégrer durablement à leur environnement dans la communauté de Senneterre.

Cette œuvre rend hommage aux histoires partagées par les gens de Senneterre et par les nations qui s’y rassemblent. Entourée de mains symbolisant l’union et la solidarité communautaire, la scène centrale présente une famille tournée vers l’aube, regardant l’avenir qui s’ouvre devant elle. Le bébé, installé dans son tikinagan et tourné vers le spectateur, rappelle que chaque action posée aujourd’hui est porteuse de sens pour les générations futures.

La seconde partie de l’œuvre est installée au Chalet Shabogamak, complétant ainsi le dialogue entre les deux dimensions identitaires du territoire : la vie urbaine et la vie en forêt. Ensemble, les deux pièces célèbrent la famille, la transmission et la force collective qui permettent à une communauté d’apprendre, de grandir et de perdurer.

Par son accompagnement technique, Réflecteur est fier de contribuer à la mise en valeur de récits porteurs d’identité, de fierté et de continuité.

Frank Polson // Poisson sacré

Réflecteur est fier d’avoir contribué à la réalisation de Kigos (Poisson sacré), une œuvre de l’artiste anicinabe Frank Polson installée au Parc national d’Aiguebelle. Réalisée en collaboration avec l’organisme Minwashin, cette création met en lumière l’importance du poisson dans la culture anicinabe et le lien profond qui unit les communautés à leur territoire.

Le poisson est l’un des emblèmes majeurs de la culture anicinabe. Depuis des générations, il nourrit les familles, accompagne les rassemblements estivaux et relie les gens au nitakinan, ce territoire sacré porteur de mémoire, d’identité et de spiritualité. À travers cette œuvre, l’artiste rend hommage à ce symbole ancestral qui rappelle l’interdépendance entre les êtres vivants, l’eau, la nature et les savoirs transmis de génération en génération.

Symbole d’un lien durable avec les cours d’eau et les lacs du territoire, le poisson évoque également l’équilibre essentiel qui unit les communautés à leur environnement. Au-delà de son rôle nourricier, il représente une valeur fondamentale de la culture anicinabe : la transmission des enseignements, du respect et de la responsabilité. Ceux et celles qui perpétuent ces savoirs jouent un rôle précieux de gardien ou de gardienne de la paix, contribuant ainsi à maintenir l’harmonie au sein de la communauté et avec le monde naturel.

Réalisée en aluminium et en PVC de 1 pouce d’épaisseur, l’œuvre se distingue par ses couleurs vibrantes qui attirent le regard et célèbrent la richesse de la culture anicinabe. Soutenue par des poteaux d’aluminium peints, elle mesure 72 pouces de largeur par 59 ¾ pouces de hauteur, offrant une présence remarquable dans le paysage naturel du parc. Son esthétique colorée et accessible invite les visiteurs à contempler le symbole du poisson comme un rappel de la relation sacrée entre les peuples autochtones et leur territoire.

Avec savoir-faire et sensibilité, l’équipe de Réflecteur a accompagné l’organisme Minwashin dans la fabrication de cette œuvre significative, participant à la concrétisation d’un projet qui met en valeur le patrimoine culturel et les enseignements anicinabek au cœur d’un environnement naturel exceptionnel.

Éliane Kistabish // Nous tous

Réflecteur est fier d’avoir contribué à la réalisation de Nina8it (Nous tous), une œuvre de l’artiste anicinabe Éliane Kistabish installée à la Maison Dumulon. Réalisée en 2025, cette œuvre évoque la présence continue des Anicinabek sur le territoire et rend un hommage profond aux femmes qui portent la vie, la langue, la culture et la mémoire collective.

À travers cette création, l’artiste nous invite à nous rappeler que partout où nous marchons, sur ce territoire, des générations d’Anicinabek l’ont connu, parcouru et habité bien avant nous. Depuis des millénaires, familles, chasseurs, pêcheurs et voyageurs ont sillonné ces lieux à pied, en canot ou en raquettes. Chacun de leurs passages a laissé une empreinte dans la mémoire du territoire, visible ou invisible, témoignant d’une présence qui traverse le temps. L’œuvre affirme avec force cette continuité : nous sommes là, et nous le serons toujours.

Inspirée de photographies et d’archives anicinabek, l’œuvre fait revivre des moments du quotidien et des souvenirs liés au territoire. Réinterprétées à travers le regard de l’artiste, ces images deviennent une poésie visuelle qui témoigne de la présence anicinabe d’hier à aujourd’hui. Elles créent un dialogue entre le passé et le présent, rappelant l’importance de préserver et de transmettre ces récits collectifs.

L’autre dimension de l’œuvre est consacrée aux femmes anicinabek. Porteuses de la vie, des langues, des traditions, des savoir-faire, des histoires et des légendes, elles occupent une place essentielle au sein de la communauté. L’artiste souligne leur résilience et leur contribution, tout en rappelant les réalités difficiles auxquelles plusieurs ont été confrontées. À travers Nina8it (Nous tous), elle choisit de mettre en lumière leur force, leur douceur et leur héritage, transformant l’œuvre en un geste de mémoire, de reconnaissance et d’hommage.

L’installation prend la forme d’un tipi composé de quatre troncs d’arbres écorcés, traités à l’aide d’un procédé de préservation à base de champignons. Entre ces structures naturelles prennent place des panneaux triangulaires en aluminium sur lesquels sont reproduites les œuvres de l’artiste grâce à l’impression numérique sur vinyle autocollant. L’alliance entre les matériaux naturels et les technologies contemporaines crée un contraste évocateur qui reflète le dialogue entre tradition et modernité au cœur de la culture anicinabe.

Grâce à son implantation à la Maison Dumulon, l’œuvre offre aux visiteurs un espace de réflexion et de rencontre avec l’histoire, la culture et les voix qui ont façonné ce territoire. Par sa forme accueillante et son contenu hautement symbolique, elle invite chacun à reconnaître la richesse de la présence anicinabe et à honorer ceux et celles qui ont contribué à la transmettre.

Avec engagement et sensibilité, l’équipe de Réflecteur a accompagné l’artiste tout au long du projet, de la conception technique à la fabrication et à l’installation de cette œuvre marquante, contribuant à donner vie à une création qui célèbre la mémoire, la transmission et la force des communautés anicinabek.

En bref

Services

Fabrication d’enseignes 

Installation d’enseignes 

Accompagnement des artistes

Matériaux utilisés

Aluminium

Acrylique

Peinture

Bois

PVC

Matériaux de composite d’aluminium (ACM) 

Vinyle autocollant 

Impression numérique

Traitement de préservation au champignon

Poteaux d’aluminium peints

Année de réalisation et partenaires

2025

Minwashin

Fort-Témiscamingue

Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue

Maison Dumulon

Parc national d’Aiguebelle

Éliane Kistabish

Franks Polson

Carole Bérubé

Nika Paul

Fabienne Théoret-Jerome

Summer Twenish